
Kim Jong Un a félicité Vladimir Poutine pour son 74e anniversaire, mercredi 7 octobre, dans un message où il lui prédit une victoire en Ukraine. Le dirigeant nord-coréen affirme que la Russie remportera « certainement la victoire dans sa guerre juste et sacrée » et qu’elle défendra sa souveraineté, ses intérêts de sécurité et son intégrité territoriale. Cette prise de position, relayée par l’agence officielle nord-coréenne, confirme une nouvelle fois l’alignement de Pyongyang sur les positions du Kremlin.
Un anniversaire transformé en tribune diplomatique
Le message de Kim Jong Un ne se limite pas à des vœux protocolaires. Il contient une évaluation politique de la guerre en Ukraine et une promesse de soutien à long terme. En qualifiant le conflit de « guerre juste et sacrée », le dirigeant nord-coréen reprend le vocabulaire employé par Moscou pour légitimer son intervention. Il présente la Russie comme une puissance qui défend non seulement ses intérêts nationaux, mais aussi un ordre international alternatif face aux pressions occidentales.
Kim Jong Un salue également le « leadership remarquable et habile » de Vladimir Poutine. Il estime que le président russe bénéficie de la « grande confiance » du peuple russe et place la Russie parmi les grandes puissances mondiales. Il promet de continuer à élargir le partenariat entre les deux pays et décrit la Russie comme une nation « fraternelle ». Ces formulations reprennent les thèmes habituels de la diplomatie nord-coréenne : l’anti-impérialisme, la souveraineté et la solidarité entre pays confrontés aux sanctions occidentales.
Les faits clés
- Kim Jong Un a félicité Vladimir Poutine pour son 74e anniversaire, le mercredi 7 octobre.
- Il lui a prédit la victoire en Ukraine, affirmant que la Russie remportera « certainement la victoire dans sa guerre juste et sacrée ».
- Le message a été publié par l’agence officielle nord-coréenne.
- Kim promet un soutien « total et inconditionnel » à Moscou depuis 2023.
- En juin 2024, Vladimir Poutine s’est rendu à Pyongyang pour signer un pacte de défense mutuelle.
- En juillet 2025, Kim a assuré au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov d’un soutien « inconditionnel ».
- Selon les services de renseignement sud-coréens, environ 10 000 soldats nord-coréens ont participé à la guerre et 2 000 y seraient morts.
- En décembre 2025, Vladimir Poutine a salué une « amitié invincible » entre les deux pays.
- Kim Jong Un avait déjà appelé Vladimir Poutine « mon plus proche camarade » en 2024.
Une relation stratégique nouée depuis 2023
Depuis 2023, la Corée du Nord a multiplié les gestes de soutien envers la Russie. Kim Jong Un a promis à Moscou son « soutien total et sa solidarité » à plusieurs reprises. Cette évolution marque un tournant dans une relation longtemps restée distante après la fin de la guerre froide. Pyongyang cherche des soutiens face aux sanctions internationales, tandis que Moscou a besoin de partenaires pour contourner les restrictions imposées par les pays occidentaux.
La coopération entre les deux pays ne se limite pas aux déclarations. Des responsables sud-coréens et occidentaux ont accusé la Corée du Nord de fournir à la Russie des obus d’artillerie, des roquettes et des missiles balistiques. En retour, Moscou serait accusé de fournir à Pyongyang du pétrole, des denrées alimentaires et des technologies militaires. Ces échanges, s’ils sont confirmés, constitueraient des violations de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le pacte de défense mutuelle de juin 2024
En juin 2024, Vladimir Poutine s’est rendu à Pyongyang pour rencontrer Kim Jong Un. À l’issue de ce sommet, les deux dirigeants ont signé un pacte de défense mutuelle. Ce traité prévoit une assistance en cas d’agression contre l’une des parties. Il s’agit de l’un des accords les plus importants signés entre la Russie et la Corée du Nord depuis la fin de l’Union soviétique. Pour Pyongyang, ce pacte offre une garantie de sécurité face à Séoul et Washington. Pour Moscou, il renforce un axe anti-occidental et élargit ses options militaires.
Le texte du traité a été présenté par les deux capitales comme un instrument de stabilité régionale. Mais les États-Unis, la Corée du Sud, le Japon et l’Union européenne l’ont vivement critiqué. Ils y voient une menace pour la sécurité en Asie du Nord-Est et un facteur d’escalade dans la guerre en Ukraine. La Corée du Sud a notamment évoqué la possibilité de revoir sa position sur la fourniture d’armes à l’Ukraine, jusqu’ici limitée à une aide humanitaire et économique.
Des soldats nord-coréens envoyés sur le front ukrainien
Selon les services de renseignement sud-coréens, environ 10 000 soldats nord-coréens ont participé à la guerre aux côtés de la Russie. Environ 2 000 d’entre eux y auraient trouvé la mort. Ces chiffres, s’ils sont exacts, témoignent d’un engagement militaire bien plus important que ce que Pyongyang reconnaît publiquement. Des images et des rapports de services de renseignement occidentaux ont fait état de troupes nord-coréennes déployées dans la région russe de Koursk, où l’armée ukrainienne a lancé une offensive en 2024.
La présence de soldats nord-coréens sur le front a provoqué une onde de choc internationale. Elle a renforcé les accusations de coopération militaire illégale entre Pyongyang et Moscou. Elle a aussi conduit Séoul à envisager des mesures de rétorsion, notamment un soutien direct à l’Ukraine. Pour la Corée du Nord, l’envoi de troupes peut servir à tester ses capacités militaires, à obtenir des technologies russes et à renforcer son partenariat stratégique avec le Kremlin.
Un partenariat économique et technologique sous sanctions
Au-delà des armes et des soldats, la coopération russo-nord-coréenne concerne aussi l’économie et la technologie. La Russie peut fournir à la Corée du Nord du pétrole, du gaz, du blé et d’autres produits essentiels. Pyongyang, de son côté, dispose de ressources minières et d’une main-d’œuvre capable de travailler dans des conditions difficiles. Les deux pays ont également int
Source:La Nouvelle Tribune News
