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5 mariages, 4 divorces, une île hawaïenne : la vie privée tumultueuse de Larry Ellison, le père d’Oracle

Oct 26, 2026  Twila Rosenbaum 7 views
5 mariages, 4 divorces, une île hawaïenne : la vie privée tumultueuse de Larry Ellison, le père d’Oracle

Les faits clés

  • Larry Ellison, 81 ans, est le fondateur d’Oracle, l’un des plus grands éditeurs de logiciels et fabricants de matériel informatique au monde.
  • Il a brièvement été l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à 393 milliards de dollars, devant Elon Musk et ses 385 milliards.
  • Né en 1944 à New York, il a été abandonné par sa mère et élevé par sa tante dans un quartier modeste de Chicago.
  • Il a abandonné l’université à 22 ans, rejoint la Californie, puis cofondé Oracle en 1977.
  • Sa vie sentimentale compte cinq mariages et quatre divorces.
  • Il possède notamment l’île hawaïenne de Lanai, achetée en 2012 pour 300 millions de dollars, un yacht nommé Rising Sun et une quarantaine de propriétés de luxe.
  • Il a deux enfants, David et Megan, tous deux producteurs de cinéma ; David Ellison est le fondateur de Skydance Media.
  • Très engagé dans le mouvement transhumaniste, il cultive une fascination ancienne pour la jeunesse éternelle.

Un homme brièvement au sommet de la fortune mondiale

Larry Ellison n’est pas un inconnu dans l’univers de la tech, mais son nom a connu un regain de notoriété lorsqu’il a dépassé, pendant quelques heures, Elon Musk au classement des plus grandes fortunes mondiales. Avec un patrimoine estimé à 393 milliards de dollars, contre 385 milliards pour le patron de Tesla et de X, le fondateur d’Oracle s’est offert une place symbolique au sommet. L’épisode a été bref, mais il a suffi à braquer les projecteurs sur un homme que beaucoup connaissaient surtout pour son rôle dans l’informatique professionnelle.

Car Larry Ellison n’est pas seulement un entrepreneur. C’est une personnalité flamboyante, volontiers provocatrice, dont l’existence semble avoir été construite comme une succession de défis, de coups d’éclat et d’acquisitions spectaculaires. À 81 ans, il continue de fasciner par son train de vie, ses propriétés extravagantes et sa capacité à rester au cœur des conversations, bien des années après avoir bâti son empire.

D’une enfance modeste à l’empire Oracle

Lawrence J. Ellison est né en 1944 à New York. Son enfance n’a rien de doré : sa mère, d’origine juive, était tombée enceinte trop jeune et hors mariage, et il a été élevé par sa tante dans un quartier populaire de Chicago. Cette origine modeste contraste fortement avec l’image de milliardaire extravagant qu’il renvoie aujourd’hui. Après le lycée, il entame des études en sciences et en informatique, mais décide de les interrompre à 22 ans. Il part alors pour la Californie, attiré par l’imaginaire de Venice Beach, des palmiers et d’une vie plus libre.

Sur place, il enchaîne les petits emplois avant de découvrir l’informatique naissante au début des années 1970. Il se passionne pour les bases de données, comprenez ces systèmes capables de stocker, organiser et analyser de grandes quantités d’informations. En 1977, à 33 ans, il cofonde Oracle avec deux associés. L’objectif initial est de développer un logiciel destiné aux entreprises et aux institutions. Personne n’imagine alors que cette jeune société deviendra, quarante ans plus tard, un géant mondial de la Silicon Valley.

Le parcours d’Ellison est souvent décrit comme celui d’un self-made-man au caractère bien trempé. Visionnaire pour les uns, arrogant pour les autres, il a su imposer Oracle dans un secteur pourtant très concurrentiel. Son biographe a résumé son ego d’une formule restée célèbre : la différence entre Dieu et Larry Ellison, c’est que Dieu ne pense pas qu’il est Larry Ellison. La boutade dit beaucoup de l’image du personnage, capable de se voir comme une figure à part, presque divine, dans un univers où les fortunes se construisent parfois en quelques années.

Un collectionneur de propriétés et d’excentricités

L’argent coule à flots depuis près de cinquante ans pour Larry Ellison, et il ne semble pas avoir l’intention de le cacher. Collectionneur compulsif, il s’est offert une quarantaine de propriétés de luxe à travers le monde. La plus spectaculaire reste sans doute l’île hawaïenne de Lanai, achetée en 2012 pour 300 millions de dollars. Ce territoire de plus de 360 kilomètres carrés, anciennement consacré à la culture de l’ananas, est devenu son refuge personnel, un lieu à part où il entend mener une existence plus discrète, loin de la frénésie de la Silicon Valley.

Son goût pour la démesure ne s’arrête pas aux maisons. Il possède également un yacht baptisé Rising Sun, estimé à 194 millions de dollars, et a fait construire un domaine californien inspiré de l’architecture japonaise féodale du XVIe siècle. Ce mélange de luxe contemporain et de références historiques résume assez bien le personnage : un homme qui aime à la fois la technologie de pointe et les symboles de puissance les plus visibles. Dans les années 2000, un portrait de presse l’a même qualifié de playboy le plus célèbre de la Silicon Valley, un surnom lié à sa silhouette de bad boy, à sa gouaille et à ses excentricités.

Cinq mariages, quatre divorces

La vie privée de Larry Ellison est aussi mouvementée que sa carrière. Elle compte cinq unions et quatre divorces, ce qui en fait l’une des biographies sentimentales les plus commentées du monde de la tech. Sa première épouse, Adda Quinn, qu’il rencontre en 1967, partage sa vie pendant sept ans. Vient ensuite une relation avec Nancy Wheeler Jenkins, qui dure environ un an, avant qu’il n’épouse, au début des années 1980, l’actrice Barbara Boothe. Cette dernière est la mère de ses deux enfants, David et Megan, tous deux devenus producteurs de cinéma.

Le couple se sépare après trois ans d’union. Ellison se marie ensuite avec l’auteure de romans à l’eau de rose Melanie Craft, en 2003. La cérémonie entre dans la légende : Steve Jobs, le fondateur d’Apple, aurait joué les photographes pour l’occasion, preuve des liens étroits qui unissaient les deux hommes. Mais l’histoire se termine à nouveau par un divorce, sept ans plus tard, en 2010. Cette succession d’unions et de séparations donne de Larry Ellison l’image d’un homme incapable de se satisfaire d’une vie affective stable, ou peut-être d’un éternel insatisfait, toujours en quête d’un nouvel équilibre.

David, Megan et l’héritage hollywoodien

Les enfants d’Ellison ont eux aussi choisi le monde du spectacle. David Ellison, 42 ans, est le fondateur de Skydance Media, société de production impliquée dans plusieurs grandes franchises hollywoodiennes, dont des volets de Mission Impossible, World War Z ou encore Top Gun : Maverick. Megan Ellison, 39 ans, est également productrice. Leur parcours témoigne de la manière dont la fortune du fondateur d’Oracle s’est prolongée dans l’industrie cinématographique, bien loin des bases de données et des logiciels d’entreprise.

Cette dimension familiale ajoute une touche de glamour à un personnage déjà rompu aux apparitions publiques. Larry Ellison n’a jamais été un milliardaire discret. Il aime les voitures, les avions, les maisons spectaculaires et les projets qui sortent de l’ordinaire. Sa présence aux côtés de personnalités politiques ou hollywoodiennes, comme lors de dîners officiels à Washington, a contribué à faire de lui une figure médiatique à part entière, bien avant que les patrons de la tech ne deviennent des célébrités planétaires.

Nikita Khan, Jolin Zhu et la philosophie du requin

Après son divorce de 2010, Larry Ellison a nourri une relation avec Nikita Khan, alors âgée de 34 ans, soit cinquante-sept ans de moins que lui. Des photos les ont montrés ensemble lors d’événements cinématographiques en 2012. Selon certains médias, il serait aujourd’hui marié à une autre femme, Jolin Zhu, originaire de Chine. Ces épisodes sentimentaux, très commentés, renforcent l’image d’un homme dont la vie privée ne cesse de surprendre.

Sa conception des relations amoureuses a été résumée par une formule attribuée à son biographe : une relation, c’est comme un requin, soit ça avance, soit ça meurt. L’idée dit assez bien la philosophie d’Ellison : rien ne doit rester immobile, ni dans les affaires, ni dans la vie personnelle. Il faut toujours aller de l’avant, repousser les limites, refuser la routine. Cette vision explique peut-être aussi pourquoi il a enchaîné les mariages, les divorces et les projets les plus divers, sans jamais sembler vouloir se poser définitivement.

Le rêve transhumaniste et la quête de jeunesse éternelle

Larry Ellison est également connu pour son engagement dans le mouvement transhumaniste, qui entend utiliser les progrès technologiques pour modifier la condition humaine. Cette philosophie nourrit chez lui une fascination ancienne pour la jeunesse éternelle. À 81 ans, il paraît d’ailleurs vingt ans de moins, ce qui alimente les spéculations sur ses habitudes de vie, sa génétique ou les traitements auxquels il pourrait avoir recours. Il a un jour affirmé considérer la mort comme quelque chose d’inutile, voire d’incompréhensible.

Cette déclaration résume une partie de son rapport au monde : un refus de la limite, une volonté de repousser toujours plus loin les frontières du possible. Installé sur son île de Lanai, à Hawaï, Larry Ellison continue de chercher, à sa manière, le remède pour ne jamais mourir. Qu’il s’agisse de technologies médicales, de longévité ou d’immortalité numérique, son intérêt pour ces sujets s’inscrit dans une trajectoire cohérente : celle d’un homme qui a passé sa vie à construire des systèmes pour maîtriser l’information, et qui rêve désormais de maîtriser le temps lui-même.

Aujourd’hui, Larry Ellison demeure une figure à part dans la Silicon Valley. Son nom reste associé à Oracle, à une fortune parmi les plus grandes du monde et à une existence où se mêlent ambition, luxe, passions familiales et quête d’éternité. À 81 ans, il vit sur son île hawaïenne, entouré de ses propriétés et de ses projets, toujours animé par cette même conviction : rien ne doit cesser d’avancer.


Source:Madame Figaro News


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